Énon­cé de quelques faits con­cer­nant le mariage pour tous

L’homosexualité ne va pas à l’encontre de la nature

Un grand nom­bre d’études mon­trent que l’homosexualité existe chez d’autres espèces que l’Homme et ce depuis longtemps. Seule l’homophobie est le pro­pre d’aucuns de nos sem­blables humains. Cer­taines de ces études ont par exem­ple mon­tré que des cou­ples de même sexe pou­vaient se for­mer chez plus de 1’500 espèces d’animaux.

Que ce soit chez les vau­tours, les pin­guins, les girafes ou encore les gorilles, les modes de vie sont divers et font que nous vivons dans un monde aux mullti­ples couleurs. Certes, on peut nous arguer que nous ne pou­vons pas savoir quelle ori­en­ta­tion sex­uelle les ani­maux ont au plus pro­fond d’eux-même. Les recherch­es nous prou­vent toute­fois que beau­coup d’animaux ont des con­tacts avec des indi­vidus de même sexe et qu’ils sont en quelque sorte bisex­uels – si ce n’est homosexuels.

« Mais le sexe sert à la repro­duc­tion ! » nous répon­drons cer­tains opposants. Cette général­ité n’est pour­tant pas cor­recte : beau­coup d’autres ani­maux que nous ont des rela­tions sex­uelles juste pour le plaisir.

Tous les citoyens sont égaux aux yeux de la Con­sti­tu­tion. Cha­cun devrait avoir les même droits et les mêmes possibilités. 

Il n’y a absol­u­ment aucune rai­son pour laque­lle les per­son­nes qui ne sont pas hétéro­sex­uelles devraient être traitées d’une manière dif­férente – un principe d’égalité de traite­ment qui est d’ailleurs dis­posé par l’article 8 de notre Con­sti­tu­tion. Un humain est un humain, l’amour est l’amour. Nous avons ten­dance à rejeter ou à avoir peur de ce à quoi nous ne sommes pas habitués. Mais ce qui est dif­férent n’est pas for­cé­ment « anor­mal ». Qu’est qu’être « nor­mal » ? Pourquoi penser de manière si com­par­ti­men­tée ? Per­son­ne ne devrait avoir à se met­tre elle-même une étiquette.

Au tra­vers du parte­nar­i­at enreigistré, les cou­ples homo­sex­uels sont nég­ligés et dis­crim­inés. Ils sont notam­ment con­traints à rével­er leur ori­en­ta­tion sex­uelle (dans leur vie pro­fes­sion­nelle par exem­ple) – une con­trainte que les cou­ples hétéro ne con­nais­sent pas. 

Lorsque vous êtes éti­quet­té « parte­nar­ié », cha­cun peut déduire que vous êtes soit homo­sex­uel, soit bisex­uel, soit pan­sex­uel. Cet éti­que­tage ne s’applique pas aux per­son­nes hétérosexuelles.

Per­son­ne ne devrait être for­cé à faire son out­ing per­pétuelle­ment. Cela mène à de la dis­crim­i­na­tion et une stéréo­typ­i­sa­tion de la part des hom­phobes – encore nom­breux hélas. Il est pour­tant peu peti­nent de con­naître l’orentation sex­uelle des admin­istrés. Et surtout : pourquoi cet éti­que­tage con­cern­erait-il unique­ment une par­tie de la pop­u­la­tion et pas l’autre, con­sid­erée comme « norme » ?

Faisons de notre pays un lieu de lib­erté et de sécu­rité pour toutes les ori­en­ta­tions sexuelles !

La bonne édu­ca­tion d’un enfant ne néces­site pas for­cé­ment un père et une mère. 

Tra­di­tion­nelle­ment, on se représente une famille comme un foy­er com­prenant un père, une mère et un ou plusieurs enfants. Cette con­fig­u­ra­tion n’est pour­tant pas la seule val­able. Il n’est plus rare de ren­con­tr­er des familles recom­posées, mono­parentales ou con­cu­bines. Un enfant a besoin d’amour, de bien­veil­lance, de clarté et de per­son­nes qui le sou­ti­en­nent. Pourquoi celles-ci ne pour­raient-elles pas être deux hommes ou deux femmes ? L’enfant pren­dra de toute façon une mul­ti­tude de fig­ures dans son entourage pour mod­èle, ce qui rend l’argument du besoin de fig­ure duelle féminine/masculine com­plète­ment caduc. Cer­tains opposants rétorquent : « Mais les enfants issus de familles arc-en-ciel seront mob­bés à l’école en rai­son de la sex­u­al­ité de leurs par­ents ! » Y‑a-t-il vrai­ment de bonnes raisons d’être mob­bés ? Non ! Aujourd’hui, déjà beau­coup d’enfants sont vic­times de mob­bing, c’est déplorable et il est évi­dent qu’il faut lut­ter con­tre. Ne con­fon­dons cepen­dant pas tout. Il est ques­tion du bien-être de l’enfant et le droit à en avoir, pas des prob­lèmes socié­taux tels que l’homophobie qui est encore présente dans notre société et con­tre laque­lle le mariage civ­il pour toutes et tous vise juste­ment à lut­ter. Les par­ents de même sexe désirent tou­jours les enfants qu’ils ont et font les efforts néces­saires à leur bien-être, telle­ment l’effort pour les avoir, lui, est impor­tant. Pré­ten­dre que l’homoparentalité est dan­gereuse pour le bien-être de l’enfant, c’est aller à l’encontre de la réal­ité des faits. On ne le dira jamais assez : ce qui compte c’est le bien-être de l’enfant, la qual­ité de l’environnement dans lequel il grandit, sa sécu­rité. Nous devons faire en sorte qu’aucun enfant n’ait plus à subir l’homophobie de certains.

Le mariage pour toutes et tous ne met per­son­ne au bord de la route

La vota­tion du 26.09.2021 vise à garan­tir les mêmes droits pour tout le monde. Tout ce qui est aujourd’hui pos­si­ble pour cer­tains le sera pour tous. Au sein des jvl, nous voulons sim­ple­ment révis­er la loi. Ce qui con­cerne le don de sperme ou encore l’adoption ne sera aucune­ment changé pour le reste de la pop­u­la­tion, les deux devien­dront sim­ple­ment pos­si­bles pour les cou­ples de même sexe. C’est une ques­tion d’égalité de traite­ment entre tous les citoyens suisses.

Le mariage pour toutes et tous n’autorisera en aucun cas la ges­ta­tion pour autrui

La réforme du code civ­il suisse ne légalis­era pas la ges­ta­tion pour autrui. Seuls le don de sperme et l’adoption seront autorisés pour les cou­ples de même sexe – ces deux pra­tiques étant déjà pos­si­bles pour les cou­ples hétéro­sex­uels. Le mariage pour tous n’est pas une vota­tion sur le principe de la PMA mais sur celui de l’égalité des droits.

La réforme du code civ­il n’est pas anticonstitutionnelle 

Les opposants au mariage pour toutes et tous se basent sur une inter­pré­ta­tion his­torique de l’article 14 de la Con­sti­tu­tion fédérale pour affirmer que la réforme du code civ­il intro­duisant le mariage civ­il pour toutes et tous serait anti­con­sti­tu­tion­nelle. Pour­tant, cette arti­cle dis­pose : « Le droit au mariage et à la famille est garan­ti ». Inter­prété lit­térale­ment cela veut dire que l’article ne pose aucune con­di­tion d’orientation sex­uelle au mariage. Le mariage civ­il pour toutes et tous est ain­si com­pat­i­ble avec notre Constitution.

 

Con­tact

Vir­ginie Cav­al­li, Co-prési­dente JVL Suisse:

+41 79 575 90 54

virginie.cavalli@vertliberaux.ch

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Tobias Vögeli, Co-Präsi­dent JGLP Schweiz :

+41 78 743 53 99

tobias.voegeli@grunliberale.ch

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