Plan d’action cli­mat des Jeunes vert’libéraux

La com­mu­nauté sci­en­tifique s’accorde à dire que le change­ment cli­ma­tique demande une réac­tion rapi­de et effec­tive. Le temps presse, des mesures con­crètes doivent être mis­es en oeu­vre. Toute poli­tique cli­ma­tique ain­si que les mesures y rel­a­tives doivent être basées sur des faits sci­en­tifiques. Or, à ce jour, la sci­ence nous mon­tre qu’il est urgent de réduire les émis­sions et d’atteindre le niveau 0 émis­sions rapi­de­ment. Dans tous les cas, la tran­si­tion écologique doit être réal­isée avant 2050.

Les faits sci­en­tifiques par­lent d’eux-mêmes: notre société doit fon­da­men­tale­ment repenser son fonc­tion­nement. Ceux qui trans­met­tent le fardeau de leurs actions sur les généra­tions futures ne sont pas juste irre­spon­s­ables;  ils sont égale­ment com­plices de la destruc­tion de notre écosys­tème et anéan­tis­sent la prospérité des généra­tions futures. Si nous con­tin­uons comme nous l’avons fait jusqu’à aujourd’hui, il est clair que nos petits-enfants seront forte­ment touchés par le change­ment cli­ma­tique. Par con­séquent, des réformes sys­témiques sont inévita­bles. Par exem­ple, notre sys­tème énergé­tique doit cess­er d’être dépen­dant des ressources car­bonées. De plus, notre société de con­som­ma­tion doit égale­ment se trans­former et ten­dre vers l’économie cir­cu­laire. Aus­si, notre société doit éviter toute activ­ité nocive à l’en­vi­ron­nement. Pour finir, lorsque c’est inévitable, les dégâts doivent être lim­ités autant que pos­si­ble. Dans tous les cas, le principe du pol­lueur-payeur doit être appliqué scrupuleuse­ment.

Nous croyons égale­ment à la sta­bil­ité de notre démoc­ra­tie et de son ordre juridique pour con­cré­tis­er la tran­si­tion écologique, avec le sou­tien le plus large de la pop­u­la­tion. Les Droits de l’Homme, l’Etat de droit et la démoc­ra­tie par­tic­i­pa­tive font par­tie de nos valeurs, et elles doivent de façon incon­di­tion­nelle être le moteur des grands change­ments à venir.

Les Jeunes vert’libéraux sont d’avis que la Suisse peut attein­dre la neu­tral­ité car­bone plus vite. Il s’agirait de vis­er 2030. Nous pen­sons égale­ment que les mesures pour réduire les émis­sions doivent être pris­es en Suisse et non en achetant des “droits de pol­luer” à l’étranger.

Afin de pou­voir accom­plir ces objec­tifs, nous devons avancer vite: Notre plan d’action en 12 points mon­tre la route à suiv­re

1. Introduction d’une prime climatique

Nous exi­geons l’introduction d’une taxe inci­ta­tive sur les com­bustibles fos­siles, qui devrait être redis­tribuée à la pop­u­la­tion dans son inté­gral­ité sous la forme d’une prime cli­ma­tique. Cette mesure vise bien enten­du la neu­tral­ité fis­cale ce qui est prélevé doit être redis­tribué à cha­cun et en aucun cas gon­fler les caiss­es de l’Etat. Les coûts sont portés finan­cière­ment par ceux qui émet­tent beau­coup de CO2. De plus, dif­férentes études démon­trent que l’in­tro­duc­tion de ce sys­tème en Suisse serait avan­tageux pour les foy­ers à revenus moyens et mod­estes, puisque c’est sta­tis­tique­ment ceux qui pol­lu­ent le moins.

2. Taxe sur les billets d’avions

Tant que la taxe sur le kérosène n’au­ra pas été instau­rée, nous deman­dons l’introduction d’une taxe indi­vidu­elle sur les bil­lets d’avions fixée pro­por­tion­nelle­ment au CO2 dégagé. Ce prélève­ment sera égale­ment redis­tribué à la pop­u­la­tion sous forme du revenu cli­ma­tique.

3. Un réseau international européen de train de nuits à haute vitesse

Actuelle­ment, beau­coup des vols se font sur de cour­tes dis­tances, à l’in­térieur du con­ti­nent européen. Afin qu’il soit réal­iste de chang­er de modes de trans­port, il faut que la volon­té poli­tique d’offrir des alter­na­tives viables suive.

4. Place financière neutre en carbone

Nous deman­dons l’ap­pli­ca­tion de l’Accord de Paris aux insti­tu­tions finan­cières (ban­ques, assur­ances, ges­tion de for­tune) ain­si qu’aux insti­tu­tions sociales. Notre objec­tif: pas de finance­ment d’entreprise par­ti­c­ulière­ment néfaste au cli­mat, que cela soit par le biais de cap­i­tal pro­pre ou étranger, ou à tra­vers l’achat ou déten­tion de fonds d’investissement ou de pro­duits dérivés.

5. Promouvoir le renouvelable

Dans le but d’augmenter la pro­duc­tion d’énergies renou­ve­lables, nous voulons intro­duire une rede­vance solaire et une rede­vance éoli­enne sim­i­laire à la rede­vance hydraulique.

6. Ministre des affaires étrangères liées

Pour accorder une pri­or­ité diplo­ma­tique aux affaires envi­ron­nemen­tales, un secré­tari­at d’état indépen­dant de la pro­tec­tion de l’environnement sera créé. La Suisse jouera devien­dra ain­si le leader de la diplo­matie cli­ma­tique.

7. Stopper l’abattage des forêts tropicales

La Suisse doit créer un fonds pour les forêts trop­i­cales, à l’instar de l’Alle­magne et de la Norvège. Les accords de libre-échange doivent être con­clus avec la con­di­tion que les pays con­cernés s’engagent à respecter cer­tains stan­dards envi­ron­nemen­taux.

8. Abandon des moteurs à combustion

La lim­ite d’émissions pour les véhicules importés doit être fixée à 0 gramme CO2/km à par­tir de 2025. En par­al­lèle, il faut égale­ment plus pro­mou­voir les moyens de trans­ports alter­nat­ifs en général.

 

9. Chaque bâtiment devient une source d’énergie

Nous exi­geons l’interdiction immé­di­ate de nou­veaux chauffages à mazout, sauf cas excep­tion­nels. Dans presque tous les cas des sys­tèmes de chauffage écologiques mod­ernes sont économique­ment et pra­tique­ment supérieurs au mazout.

10. L’importance des puits à CO2 naturels 

La plu­part des tour­bières suiss­es ont déjà dis­paru, ce qui est une perte compte tenu du fort poten­tiel d’absorption de car­bone de ces écosys­tèmes. Afin de recou­vr­er cette capac­ité per­due, nous exi­geons un pro­gramme nation­al de renat­u­ral­i­sa­tion des anci­ennes tour­bières. L’objectif est la max­imi­sa­tion de la capac­ité d’absorption de car­bone, notam­ment à tra­vers une plus grande qual­ité de la couche de humus sur les sols forestiers.

11. La revalorisation des déchets plastiques; une opportunité 

La Suisse doit dévelop­per des infra­struc­tures de recy­clage des matières plas­tiques et faire pass­er le taux de recy­clage actuel de 11% à plus de 40%.

12. Alimentation responsable

D’une part, les coûts externes des den­rées ali­men­taires devraient être inter­nal­isés de manière cohérente et, d’autre part, un label cli­ma­tique pousserait à plus de trans­parence de l’im­pact cli­ma­tique des pro­duits. En out­re, le gaspillage ali­men­taire doit être réduit effi­cace­ment. Par ailleurs, les sub­ven­tions pour la pro­mo­tion des pro­duits ali­men­taires nocifs pour l’environnement et la san­té doivent être sup­primées.

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